Espèces Exotiques Envahissantes

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Edito
Une proposition de loi visant à lutter contre l'Ambroisie

2011/10/10

Une proposition de loi visant à lutter contre l'Ambroisie à feuilles d'armoise a été enregistrée à l'assemblée nationale, le 13 juillet 2011. Cette proposition prévoit entre autre d'obliger les propriétaires de terrains infestés par la plante, à appliquer des mesures d'éradication. Elle vise aussi à limiter le volume de graines d'Ambroisie importé involontairement dans des sacs de semences. Elle traite également des modes préventifs pouvant s'appliquer aux aménagements et aux travaux, qui tendraient à limiter la pullulation des Ambroisies.

Peu de temps après, le 21 juillet a vu la naissance d'un observatoire national de l'Ambroisie, sous l'égide des ministères du travail, de l'agriculture et de l'écologie (soit respectivement et in-extenso : 1) Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé ; 2) Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l'Aménagement du territoire : 3) Ministère de l'Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement).
L'observatroire sera hébergé par l'INRA. Il aura pour mission de favoriser la coordination des actions menées au niveau national, européen et international. l'Observatoire s'appuiera sur un comité d'organisation et un comité de pilotage où seront représentés les ministères chargés de la Santé, de l'Agriculture et du Développement durable, et les parties prenantes concernées par la présence de l'ambroisie.

Lien vers un document : présentation de l'observatoire. http://www.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=23712

Dans la même veine, la DDASS de l'Isère publie une très plaquette d'information sur la plante et sur ses nuisances : lien pour téléchargement le document. http://www.ambroisie.info/pages/doc.htm
PG

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Le risque des biocarburants

2014-11-07, par Pierre Gotteland

Le risque des biocarburants De nombreux pays envisagent de cultiver dans un futur proche, des plantes à haut rendement en matière organique pour produire du biocarburant, afin de contribuer au remplacement des sources traditionnelles d'énergie fossile (pétrole, charbon, gaz naturel) qui sont en voie de raréfaction et aussi dans le but de réduire les impacts d'un changement climatique annoncé. Néanmoins, la question est rarement posée de se demander si ces initiatives de cultiver des espèces de plantes souvent nouvelles dans les pays concernés, ne risquent pas de provoquer un accroissement des invasions biologiques qui sont l'une des principales causes de la diminution de la biodiversité dans le monde, sans compter l'accroissement des surfaces cultivées que celà implique. Bien que nous savons que la destruction des habitats naturels pour l'urbanisation et la culture intensive est la première cause de la chute de biodiversité aujourd'hui, dire qu'il faudrait pour ces raisons, réduire ou limiter la monoculture de biocarburants reste un discours difficile à faire admettre. Dans les faits, nombre des espèces considérées d'ores et déjà comme de futurs biocarburants, et donc destinées à être produites à grande échelle dans les pays intéressés, sont connues pour être invasives dans de nombreuses régions du monde. Il serait donc normal, avant de les introduire et de tenter leur culture en masse, de chercher à évaluer leur potentiel de nuisance biologique. Parmi ces espèces, certaines sont dispersées par les oiseaux, les petits mammifères et d'autres animaux sauvages, ce qui rendrait leur contrôle difficile, voire tout bonnement impossible. Leur expansion incontrôlée dans d'autres milieux - qu'ils soient agricoles ou naturels - pourrait à terme avoir des impacts imprévisibles, menant à des pertes écologiques et économiques plus graves et plus coûteuses que le bénéfice qu'on espère bien en tirer. Parmi les espèces qui sont déjà proposées comme des biocarburants potentiels en Europe et pour lesquelles il conviendrait d'agir avec la plus grande prudence, on citera les espèces suivantes : - Canne de Provence - Arundo donax - Amélanchier du Canada - Amelanchier canadensis - Plaqueminier - Diospyros sp. - Oranger des Osages - Maclura pomifera - Miscanthus - Miscanthus x giganteus - Ricin - Ricinus communis - Sorgho d'Alep - Sorghum halepense - Bleuet à feuilles étroites - Vaccinium angustifolium Le GISP, programme international d'étude sur les espèces invasives (http://www.issg.org) recommande clairement de ne pas développer la culture d'espèces destinées au biocarburant lorsqu'il est avéré qu'elles sont déjà des espèces invasives. Le risque est en effet trop grand pour la biodiversité et les conséquences sont connues d'avance. La procédure recommandable pour introduire et cultiver des espèces devrait suivre une démarche par étapes identifiées : 1) Recherche de toutes les informations sur l'espèce ; 2) Estimation correcte du risque ; 3) Gestion adaptée du risque ; 4) Analyse des coûts/bénéfice ; 5) Recherche d'espèces locales plutôt qu'exotiques. Traduction et synthèse : Pierre Gotteland Source : Assessing the risk of invasive alien species promoted for biofuels - The Global Invasive Species Programme.



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